Jeudi 24 janvier 2008
Si vous êtes triste, si vous n’avez pas le moral, si vous demandez si la vie vaut d’être vécue (je parle pour vous, parce que moi, je
vais tout à fait bien), je vous conseille d’aller chez mon coiffeur vous faire couper les cheveux.
Je l’adore, il est gay et gai, tout à fait charmant et drôle, si drôle.
Il a commencé par évoquer mon passage à la télé bien sûr, car la dernière fois que je suis allée chez lui, c’était début décembre. Ce
jour-là, je lui avais annoncé que j’avais été invitée à l’émission de Delarue, et qu’il fallait qu’il me fasse une jolie coupe. Ce qu’il avait fait, comme d’habitude.
Ce soir là, il a donc regardé l’émission, jusqu’au bout, pour m’en parler aujourd’hui…avec les mains, car mon coiffeur a beau ne pas être
méditerranéen, il est un peu théâtral quand il parle.
Puis comme souvent, et comme le salon était vide (entre midi et demie et une heure) notre conversation a dévié sur ses rencontres, les
miennes.
Il en est venu à me raconter que les gays ne savent pas à priori si l’autre est passif ou actif. Il est au milieu du salon de coiffure,
et « T’es passif ?? » Il mime celui qui regarde dans le pantalon de l’autre, « ah oui, je comprends », petite mine désappointée.
Je suis dans mon fauteuil et je le regarde dans le miroir, je suis morte de rire. Il n’a pas encore commencé à couper les cheveux, et je
me gondole déjà. Et le reste est à l’avenant, description d’un de ses amants, gros gabarit d’origine espagnole, musclé, poilu et … il me montre la première phalange d’un de ses doigts,
« ça ». Je m’esclaffe évidemment. Je vois très bien de quoi il parle. Et il précise « Et en érection en plus »
Aïe, aïe, j’avoue que je n’en ai jamais vue de si petite, ou plutôt si, mais sans érection, et je n’ai pas su ce qu’elle donnait
développée, car elle avait eu peur de moi. Du genre qu’on arrive pas à rassurer « mais ne te cache pas, maman ne va pas te mordre !! »
Tout cela pour dire que même si nos conversations ne tournent pas toujours autour des mêmes sujets, j’adore papoter avec lui, j’en sors
toujours plus jolie, et avec un sourire jusqu’aux oreilles.


