Mardi 23 mai 2006
Après un dimanche qui sortait de l’ordinaire, il faut bien le dire, ma vie est retombée dans sa routine habituelle. Les soucis de la maison, les soucis du boulot. Le chef qui m’engueule parce que j’ai « bavé » sur le nouveau et que ça commence à se savoir. C’est pas bon pour l’image de l’équipe. Et encore, il n’a pas vu ce que j’avais écrit sur mon blog. Dimanche, pendant que je me faisais bronzer sur la terrasse de mon homme incroyable, un garçon dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis un an m’a appelé. Par politesse pour mon hôte, je n’ai pas trop discuté avec lui, mais ai promis de le rappeler car il était à la recherche de fichiers Word qui le concernaient (rien de compromettant, juste des scanérisation de cartes de géographie.)
Entre temps, j’ai repris mon journal de bord (celui que je tenais avant de faire mon blog, et que je continue à alimenter), celui qui me permet de repérer les dates auxquelles se sont passés certains évènements.
Donc après la relecture de mon carnet, j’ai pu lui faire remarquer qu’on ne s’était pas vus depuis presque un an. « Ah bon ? Je croyais que cela faisait 6 mois ». C’est incroyable comme les hommes peuvent nous oublier vite, et se rappeler de nous quand ils ont besoin de fonds de cartes par exemple.
Celui-là je l’ai dragué, et c’est un des rares à qui j’ai fait ça. Cela faisait un an que nous nous voyions pour mon boulot annexe de dactylographie, et nous nous sommes connus intimement 3 mois. Un garçon très cultivé, mais avec tellement de défauts que lorsqu’il ne m’a pas rappelée, je n’ai pas bougé, et en lisant mon journal de bord j’ai vu que j’ai beaucoup papillonné dans l’époque qui a suivi (l’été dernier), ce qui fait que je ne me suis même pas aperçue de la séparation.
Il était beau physiquement, mais hypocondriaque, menteur, incapable de tendresse physique (celui qui ne fait que rentrer le truc dans le machin avec 3 secondes de préliminaires), il n’embrassait pas, mais pas du tout, comme si sa bouche ne servait qu’à se nourrir (cela avec peut être un lien avec l’hypocondrie). En réentendant sa voix dimanche, je me suis rendue compte que j’avais tout de même de la tendresse pour lui.
Lors d’une de nos dernières rencontres, il m’avait fait pleurer car je l’avais attendu des heures dans ma voiture comme une conne. Ca avait été la goutte qui avait fait déborder le vase.
Il doit venir chez moi en fin d’après midi, ça m’angoisse un peu à vrai dire. Je ne sais pas trop comment je vais gérer ça, heureusement que j’ai une répétition en soirée.
Chanter va remonter mon moral un peu en berne. Cette petite voix que j’essaie de ne pas entendre qui me dit que je ne trouverais jamais, que c’est mission impossible.
Qu’est-ce que j’entends ?? J’avais dit que je ne cherchais plus le prince charmant ? Je mens si bien que j’arrive même à m’abuser moi-même parfois !


