Dimanche 16 décembre 2007
En discutant avec une amie hier après-midi, une ancienne histoire m’est
revenue.
Il y a longtemps que je ne vous ai pas raconté de rencontres et pourtant je continue de temps en temps à vivre ce genre d’aventures qui
pimentent ma vie et en même temps la plombent. On m’a dit parfois que je me perdais, les hommes me perdront probablement en effet.
Le premier contact avait eu lieu par internet. Connaissez-vous d’autres moyens ? Moi non. Un dialogue intéressant tout en
vouvoiement qui a commencé sur le thème de la photo. Le monsieur m’envoyait des photos qu’il avait faites, moi les miennes et de compliments en flatteries, assez rapidement, j’ai eu envie
d’entendre sa voix. Il m’a donné son n° de fixe car il était soi-disant contre les téléphones portables.
Je l’appelle et cette voix me séduit immédiatement. Il devient évident que nous aimerions nous rencontrer en vrai. Nous convenons donc
de faire la moitié du chemin chacun, moi en train, lui en voiture. Il y a l’excitation de rencontrer un inconnu dont je n’ai pas vu la photo, mais juste entendu la voix. Je ne sais pas son âge,
je ne connais pas son physique. Mes amies qui ont écouté cette histoire pensent que je suis folle de faire des trucs pareils, mais si je ne réalise pas quelques fantasmes maintenant que je suis
disponible, quand le ferai-je ??
Le train-train de la vie m’ennuie profondément.
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"J’aime bien ce genre d’enjeu […] j’aime bien ce genre de jeu " Renan Luce La lettre. Classe, sa 304 !!
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"J’aime bien ce genre d’enjeu […] j’aime bien ce genre de jeu " Renan Luce La lettre. Classe, sa 304 !!
J’ai pris un billet aller-retour pour la journée. Il n’a pas de portable, je vous le rappelle, nous convenons donc de nous retrouver au
café dans la gare que je connais. J’ai un plan B en tête (visiter la ville), car plusieurs fois dans ce genre de circonstance, on m’a posé des lapins.
[Comment ne pas généraliser sur les hommes lorsque cela se produit plusieurs fois]
Mais le monsieur est là. Pas de lapin cette fois-ci. La rencontre est d’ailleurs incroyablement drôle et excitante. Tout un jeu de
séduction, d’adaptation, de découverte. Je le dis franchement, je suis tombée sous le charme. Mais comme toutes les femmes, je crois, je suis dans l’après. Je vis le moment, pleinement, mais mon
esprit s’évade un peu sur la suite…
Messieurs, s’il vous plait, si d’aventure, une telle chose vous arrive dites « il n’y aura pas d’après »,
« profitons de ce moment », « je ne m’attache pas », enfin, quelque chose de gentil, et habile qui nous fasse comprendre, quoi.
Ne nous laissez pas imaginer, extrapoler, combiner des solutions là où il n’y a pas lieu d’en avoir.
Car évidemment, après ce week-end de rêve (le monsieur avait prévu du champagne dans son sac ! Si c’est pas la classe, ça, je ne m’y
connais pas ! Même si je bois très peu), après ce week-end de rêve disais-je, et un ou deux messages laconiques plus tard, le monsieur a disparu.
Il avait soi-disant des problèmes intermittents de ligne fixe, mail, téléphone.
Que penser d’une telle aventure ? Tout de suite ce qui me vient à l’esprit « tu es une naïve, à ton âge, si c’est pas une
honte !! »
Et ensuite… et bien, je me remets assez vite de ce genre d’histoire, une journée de blues, quelques chaudes larmes, et hop, la vie
reprend son cours.
Je sais que maintenant des femmes ont aussi ce genre de comportement. Le problème c’est que quand un homme fait cela (je l’imagine
rajoutant une marque sur le fuselage de son avion "Et une bloggeuse, une…") on appelle ça un Don Juan, et une femme ?? Clairement ? C’est une salope !!
Non, je ne suis pas fâchée, juste un peu triste en me rappelant combien j’avais été naïve.

Photo : J.

Photo : J.


