Mardi 15 janvier 2008
Nous sommes nombreuses dans cette recherche plus ou moins définie, plus ou moins floue.
Je le dis et je le redis, le jour où j’aurais une vraie vie de couple, fini internet (à part quand même les achats, mes mails, les
consultations d’horaires ou d’adresses diverses, les renseignements de toutes sortes, enfin tout ce qui fait qu’on se demande comment on faisait avant).
Voilà, fini les dialogues sur msn, fini les tchats divers et variés.
J’ai déjà bien ralenti, mais pour l’instant, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour trouver quelqu’un qui voudrait faire un bout de
chemin avec moi.
Pourquoi ? Parce que plus aucun garçon/homme ne nous aborde plus dans la rue, à la terrasse des cafés, plus aucun garçon/homme n’ose
nous parler si nous sommes seule. Et si j’en aborde un (je pense à un voisin de train par exemple), tout de suite, j’ai droit à un « justement j’en parlais à ma femme » digne
du meilleur Colombo.
Que se passe-t-il ?
Janebella tu disais que les hommes ne t’abordent que pour t’agresser aux terrasses des cafés, moi, ils ne me parlent même
pas.
Mais si, je vois les regards en douce qui plongent dans mon décolleté, mais si, je croise des regards insistants, mais ça s’arrête
là.
Fais-je si peur ? Ai-je vraiment l’air d’une croqueuse d’homme ?
Je n’ai jamais mangé aucun homme, ou alors il ne s’est pas plaint.
Avec cette accélération des rencontres par internet, les hommes ont oublié l’art de séduire. De doucement s’approcher d’une amie, de
trouver une activité commune, de s’asseoir sur la même chaise, de coller, de sentir sa chaleur, de montrer qu’on est là, de faire comprendre que … enfin que… qu’il est bien, qu’il se plait contre
son corps, qu’il aime son odeur. Ils ont oublié de faire monter la pression, de croiser le regard de l’autre encore et encore. Du plaisir que peut procurer un massage des pieds, des mains. Du
plaisir de ballades, de discussions, de faire la cuisine ensemble, de manger face à face. La plupart ont oublié tout ça.
Un message, deux messages, on se téléphone, on se rencontre, ça passe, on couche. Non !! Grand dieu non !! Il faut arrêter avec
cette société de consommation. Ras le bol de ces hommes qui ont la quequette qui gratte (ils disent « j’ai des besoins physiques » et nous, on n’en a pas ?). Ras le bol de
ces hommes qui si on cède, nous oublieront dès la porte passée. Nous ne sommes pas des femmes jetables, nous avons un cœur, des sentiments.
Enfin, je parle pour moi là !
Enfin, je parle pour moi là !


