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Mardi 7 novembre 2006
A la demande générale (je blague bien sûr)... je lève un pan du voile .
Rien de tel qu’une visite impromptue parfois, pour réveiller des sens assoupis. Elle est morose depuis plusieurs jours, pleurnicheuse, je dirais même, et un après-midi, alors qu’elle comate devant la télé, son portable sonne, et un nom s’affiche. Oh, oui ! Lui, il vient quand il veut. Elle l’imagine dans sa voiture. Ses grandes mains sur le volant, les avant-bras recouvert d’un duvet blond. Ses gros sourcils faisant ressortir ses yeux bleu foncés, ses cheveux bouclés indomptables. Quoiqu’il fasse, il est sexy ! Sa façon de boire, sa façon de fumer, sa façon de parler « plouc », tout est excitant chez lui. Rien que d’entendre sa voix au téléphone, grave, nasale, elle est excitée. Il dit qu’il va passer chez elle un petit peu plus tard dans la soirée. Chouette !  En fait, curieusement, il n’est jamais venu chez elle, leurs rencontres se sont toujours faites à la sauvette dans sa voiture, sur sa voiture même. Quel souvenir !...
...
Il était minuit passé, en plein été, Il l’avait raccompagnée chez elle. Petit à petit, il avait d’abord embrassé sa joue, son cou, joyeux comme un gamin à la vue des frissons qu’il lui procurait. Puis, ils ont commencé à se goûter, les lèvres, la langue. Sa bouche était ferme mais douce, il embrassait si bien qu’elle avait du mal à le quitter. Ils descendent de la voiture, elle est collée contre lui, leurs corps ne peuvent pas être plus près. Il explore sa peau sous les vêtements. Ils sont en public, mais il est si tard, il n’y a personne dans les parages. Ca ajoute peut être aussi à l’excitation de l’instant. Progressivement il se retrouve dans l’endroit stratégique très humide, il l’explore délicatement. Par où était il passé, elle ne l’avait pas compris. Une pensée furtive lui avait traversé l’esprit, amusante « ses doigts vont sentir le cul ». Elle était rentrée chez elle cette nuit là avec une impression de flotter dans l’air. Mais ça faisait aussi partie de l’excitation de l’attente. Maintenant, elle le sait, il la fait languir, il le lui a dit. Curieux cet homme, seul sur terre, tout à ses problèmes de boulot, mais avec une envie de la revoir.
Deux heures plus tard, il sonne chez elle, il est si grand. Elle se met sur la pointe des pieds et tout de suite l’embrasse sur la bouche. Elle n’a pas envie de tergiverser. Cet homme là, depuis le temps qu’elle le désire. C’est physique, sexuel. Pas d’idée de vivre en couple avec lui, pas trop envie non plus de l’accompagner en public.
Il s’assoit sur le canapé, elle ne sait pas pour combien de temps il est là, elle lui propose quelque chose à boire et va chercher un cendrier. Elle apporte une bière, « c’est vrai que tu ne bois pas », il a cet a priori sur elle, mais c’est vrai aussi, qu’elle n’a pas son entraînement ! Pas besoin de bière pour se dire qu’elle va lui sauter dessus, dès qu’il lui donne une ouverture. Ils sont assis côte à côte, Il parle…. de son boulot…. elle l’écoute à moitié. Il la regarde avec tendresse et pose sa grande main sur sa taille, elle la sent chaude et lourde à travers l’étoffe. Il la glisse sous le tee-shirt, elle est douce. Il lui explique qu’il ne va pas pouvoir rester, donc qu’il ne va pas aller très loin avec elle. Dommage, elle l’aurait bien gardé quelques heures, mais se sent bien de ce respect qu’il lui montre. La faire languir, ça il sait faire. Elle a envie de le goûter, elle lui embrasse la joue, les lèvres, leurs bouches se cherchent. Il la fait allonger la tête sur ses genoux, et commence par libérer ses seins. Il dit qu’il va la croquer de partout. Sa bouche avide tête sa poitrine, et ses grandes mains explorent. « Je fais un repérage pour plus tard qu’il dit », et elle rit bêtement de ses blagues. Dans sa tête, il est en train d’échafauder un plan, pour la caser dans son emploi du temps délirant de commercial surbooké. « Je viendrais te voir, bientôt, pour faire un vrai câlin, j’aime bien prendre mon temps »
Elle pense lui avoir donné une vraie envie de revenir la voir, qui gagnera ? Son boulot ou son envie ?
publié dans : Je lève un pan du voile
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