Mardi 8 janvier 2008
C’est LA période. Je ne sais pas si c’est dommage ou pas, mais la tradition s’estompe un peu. Il faut dire aussi qu’à 3,70 euros la carte
à peu près potable, purée ! Si on y rajoute le timbre, ça fait cher le souhait !
Cette année c’est encore plus que les autres années la mode des vœux par internet, mais peu de mes rencontres se sont souvenus que
j’existais. Grosse perte de mémoire de leur part, qui me permet de faire du tri dans mon carnet d’adresse.
Il faut dire aussi que le mois n’est pas terminé et que traditionnellement, on a jusqu’au 31 janvier pour le faire.
Cette année, j’ai fait des vœux de paresseuse. J’ai pris la liste de diffusion de ma chef de chœur, j’ai collé une photo de Savoie avec
un « Bonne Année 2008 » en travers, souhaité des vœux musicaux et hop ! Répondre à tous. Vogue la galère.
Ce qui m’a vallu une réponse d’un monsieur qui ne voyait pas qui j’étais, mais me remerciait quand même. Non, je ne lui ai pas
envoyé ma photo en retour, mais lui ai simplement indiqué ma place dans le chœur.
Mais il restait les cartes réelles.
4 jours, il m’a fallu quatre jours pour concocter deux malheureuses cartes de vœux. Achetées samedi et envoyées
aujourd’hui.
Récupérer l’adresse postale, les prénoms des gens très gentils chez qui j’étais invitée à Noël, trouver une phrase originale,
chaleureuse, mais pas trop, pas sirupeux non plus.
La santé… bateau, le succès… c’est pas des artistes non plus, la réussite… ça fait la personne intéressée. Contrairement à mes cartes
virtuelles, là j’ai voulu personnaliser et remercier, car à force de tergiverser, ils m’ont devancée, et voilà, pas assez rapide la Blanche.
…Bon, je trouve la phrase qui tue, je lèche, et je ferme l’enveloppe.
Merde… je ne les ai pas embrassés. Vite, vite, je rouvre. Je regarde leur carte, eux non plus. Je relis ma carte, c’est bon, allez, je ne
change rien, cette fois je referme pour de bon, un peu de colle et il n’y paraît que du feu.
Pfff ! Quelle prise de tête !


