Dimanche 15 juillet 2007
J’ai fait connaissance avec un petit chatounet de ce style là hier après-midi. Je l’ai vu, me suivant, m’espionnant sous une feuille de
rhubarbe, montant allègrement un arbre jusqu’à 4 mètres de hauteur, puis essayant d’en redescendre sans perdre la face. Le dernier mètre a fait un « bouf ! » sur le sol, mais ne
dit-on pas qu’un chat retombe toujours sur ses pattes. J’ai cajolé, gratouillé, caressé cette usine à ronron. Et curieusement c’est lui qui me manquera le plus, je ne sais pas ce qu’il adviendra
avec le propriétaire de ce chat, mais pour le moment, je ne veux plus entendre parler de légumes au clair de lune, ou de feux de cheminée, je ne sais pas pourquoi, je fais une petite allergie là.
Ne m’en demandez pas plus. Non, non, mon blog ne sera pas triste (voir l’article du Méchant Max).. J’ai un
petit message spécial pour Daniel un de mes lecteurs /commentateur :
Hier j’ai très bien expérimenté la dissonance cognitive, et j’aurais préféré que ce ne soit que théorique ! Aujourd’hui, je suis
passée à la résilience, concept développé par Boris Cyrulnik.
Issue de la métallurgie, elle désigne la qualité matériaux à reprendre leur forme initiale après
différents chocs et pressions. Désormais appliquées aux sciences psychologiques, elle est cette aptitude des individus à vaincre leurs traumatismes. Un merveilleux malheur (1999), Les Vilains
Petits Canards (2001), Le Murmure des fantômes (2003) forment parmi ses nombreux ouvrages, trois volets de son enquête.
"On s’est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d’épreuves immenses et se faire une vie d’homme, malgré tout.
(...) Un mot permet d’organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis. C’est celui de résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en
dépit de l’adversité. En comprenant cela, nous changeons notre regard sur le malheur, et malgré la souffrance, nous chercherons la merveille." (Les Vilains
Petits Canards).
Certes, mon traumatisme n’est pas aussi grand que celui des enfants sur lequel Cyrulnik a bâti sa théorie (orphelins de guerre…), mais
c’est pour illustrer le fait que moi aussi, je retombe toujours sur mes pattes.



