(Cette histoire, je l'avais écrite il y a plus d'an)
Je monte dans le train, dans la place à côté de la mienne, se trouve un grand jeune homme en costume noir avec une fine rayure blanche. Cet homme voyage pour son travail, c'est évident. Il
ramasse les dossiers qu'il a étalés un peu partout. Il se lève, pour me laisser m'asseoir. Il a le crâne rasé, 1 mètre 80, corps épais, musclé. Il s'éloigne en me faisant une petite moue, et
me dit qu'il va revenir. Je lui réponds « vous faites ce que vous voulez ». Mais je pense « Reviens ! Pour une fois que j'ai un voisin joli et
communicatif ».
10 minutes plus tard, il est de retour, s'assoit et commence à me parler. Quand il me parle, je sens dans son haleine, le café qu'il vient de boire. Puis, il sort de son sac une barre chocolatée, la déguste, et continue à me parler. Je fixe ses yeux, sa bouche. Est-ce la gourmandise, ou la faim, car je n'ai pas dîné ce soir là, mais tout à coup, il me paraît très très sexy. Comment se concentrer sur ce qu'il dit, quand mon esprit est obnubilé par une seule chose « chocolat ». J'imagine ce que ça pourrait être d'embrasser cette bouche charnue, de lécher sur ses lèvres ce goût sucré. Serait-ce indécent de lui demander un baiser ? Peut-on « violer » un jeune homme dans le train parce qu'il mange du chocolat ?
La conversation continue, et moi j'échafaude une histoire. Si tous les passagers du train disparaissaient à l'instant où je le décide, je pourrais me rapprocher de ce jeune homme, et je pourrais goûter sur sa bouche cette saveur qu'il m'envoie en me parlant. Mais voilà, le monde est mal fait, nous ne sommes pas dans un roman de Stephen King, et les passagers ne disparaissent pas comme par enchantement. Heureusement peu à peu, l'odeur enivrante s'en va avec le goût dans sa bouche probablement, et mes sens se calment...


