Samedi 1 mars 2008
Il y a des matins comme ça où j’ai mal dormi, où plein de rêves ont perturbé mon sommeil, où je me lève parce qu’il le faut, parce que
c’est le dernier jour de la semaine.
Il y a des matins comme ça où je fais les choses dans l’ordre comme d’habitude : Mettre la pâtée du chat, nettoyer sa litière, faire
chauffer mon eau pour le thé, préparer le plateau du petit déjeuner, allumer l’ordinateur et la télé.
Il y a des matins comme ça où je regarde les nouvelles sans y mettre du sens. Une énorme explosion de gaz dans Lyon, un pompier tué, une
dame bien mal en point dans la jungle d’Amérique du sud, un président qui devient premier ministre « avocat… 42 ans… élu sans faire campagne… garde la main », les mots glissent
sur moi.
Me doucher, m’habiller, étendre une machine de linge, incroyable le nombre de choses que je peux faire en étant hors de mon
corps.
Il y a des matins où la voiture roule toute seule vers le boulot, où j’arrive même à anticiper et à négocier des passages
complexes.
Où est-ce que je trouve ces ressources ? Dans quelle partie profonde de mon cerveau embrumé ?
J’ai vraiment besoin de vacances !


