Avec dans mon sac mon parapluie porte-bonheur (il devait y avoir de l'orage en fin de journée), je suis partie ce dimanche matin à la rencontre d'un monsieur qui m'avait contactée sur le net.
Non, Lodebla, je ne me suis pas emballée, ne t'inquiète pas, je m'étonne moi-même d'ailleurs. Serais-je devenue raisonnable ?
J'ai profité du moment présent, du monsieur qui a passé la journée à me raconter sa vie très compliquée. Je me suis entendue lui suggérer quelques conseils qu'il a eu l'air de trouver intéressants.
Et lorsque l'on s'est quittés, je lui ai posé la question qu'il ne faut jamais poser « je ne sais pas si on se reverra ? », il m'a alors répondu honnêtement « je ne sais pas » et alors j'ai compris.
Je ne sais pas pourquoi, mais ma confiance en moi est au plus bas en ce moment, et ça doit se sentir.
Tant pis, je garde le moment où je l'ai fait rire avec mes pitreries, le moment où nous sommes arrivés en haut de la tour Pey-Berland et
qu'il m'a dit « Depuis 20 ans que j'habite ici, je n'étais jamais monté ».
J'aime à penser que je lui ai été d'une quelconque utilité avec mon écoute.
Et moi ? Et bien moi, je garderai un magnifique coup de soleil sur le nez, car il faisait un temps superbe ce dimanche, un temps
comme je les aime, ni trop chaud, ni trop froid, une belle journée de début d'été où les enfants s'en donnaient à cœur joie dans le miroir d'eau sur les quais.
Car j'étais à Bordeaux.
Je garde en tête la compagnie tout à fait charmante de ce monsieur qui franchement vous l'avez compris, m'a plu, mais si je vous en parle, c'est que je sais que j'ai perdu. Je suis consciente que je ne peux pas être la « princesse charmante », d'un monsieur qui m'a décrit son ex, sexy et mince.
Oups !
Merci de tout cœur à ce monsieur de m'avoir consacré sa journée et fait découvrir sa ville sous un nouvel angle. J'ai les pieds en
compote, mais je crois que j'ai fait de belles photos, qu'en pensez-vous ?
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