Je n’arrive pas à retrouver où, mais un jour, j’ai dit que j’avais l’impression d’être condamnée à n’avoir que des « bouts d’hommes ».
Non, pas celui là ! Bande de petits coquins ! Si je parlais de celui-ci, je ne dirais pas « condamnée ».
Ce que je pensais, c’est que je n’arrive pas, et vous en êtes témoin ici, à trouver un nouveau compagnon, l’homme qui m’aime et que j’aime, qui soit disponible pour moi, et pour qui je serais disponible. Je l’ai déjà dit aussi, tant que vous verrez des articles dans ce blog, c’est que je n’aurai pas trouvé le bon, l’unique, l’inaccessible… mon prince charmant quoi.
Mais je ne suis pas seule. Je suis entourée d’hommes, partout, et de toutes sortes. Il y a celui qui m’appelle de temps en temps pour prendre de mes nouvelles « Bonjour ma p’tite dame », cet esprit brillant que j’adore, amitié, analyse, chaleur, esprit de synthèse, tout y est.
Il y a ceux qui m’accompagnent pour visiter Paris pour la journée, je ne conçois pas de visiter seule, et je les en remercie.
Il y a mes amis gays, présence indispensable et chaleureuse.
Il y a ceux qui m’écrivent des poèmes, des textes lyriques, ceux qui m’envoient des photos… alléchantes ma foi.
Il y a mes collègues de travail que je côtoie tous les jours, dont un ou deux qui me dragouillent.
Il y a ceux avec qui je discute sur msn ou par téléphone, anciens amants, nouveaux amis, futurs amants peut-être, qui sait.
Tous ces groupes sont extensibles, et s’entremêlent, ils ont tous un point commun, l’humour. Tous autant qu’ils sont, ils me font rire, et je ne pense pas être présomptueuse en disant que je les fais rire aussi. Ils forment pour moi le rempart contre le désespoir d’être seule. Je ne peux les avoir en entier, alors j’en ai des bouts, des périodes, des moments limités dans l’espace temps. Ma nouvelle vie doit peut-être être faite ainsi.
Pour en venir à ma journée d’hier, une journée de chance, comme je les aime. Hier, sur un coup de tête, j’ai fait un truc que je n’avais jamais fait, j’ai repris mon carnet d’adresse, et j’ai appelé « l’homme qui comprend tout ». Simple comme un coup de fil, je lui laisse un message pour lui demander de ses nouvelles, je n’en avais pas eu depuis le début de l’année, et, fantaisie du destin, il était dans ma ville pour affaires. Impromptu, il me propose de me voir. Un dîner ? Pourquoi pas.
Ca, c’est un gentil, un saint je dirais même. Très occupé par sa vie comme beaucoup d’hommes, mais hyper hyper gentil. J’ai passé une
soirée délicieuse, une oasis pour lui comme pour moi. Non, ça n’aura pas de suite, enfin… pas tout de suite. J’ai profité simplement d’un bout d’homme. Egoïste moi ?
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