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C'était Où Déjà ?

C'est quoi ce blog

Si vous arrivez par hasard ici, sachez que ce blog a été totalement vidé de son contenu début mars 2011. Pendant des années (mon premier article datait de 2005) j'ai raconté ma vie de célibataire un peu romancée. Je ne regrette pas de l'avoir fait, mais ma vie a changé, ma motivation et ma disponibilité pour ce blog ont diminué. Comme malgré tout il est difficile d'arrêter complètement, vous trouverez de temps en temps ici un petit article, je mettrai aussi quelques photos ici et sur mon blog photo.

Archives

Petite précision

Je boycotte tous les réseaux sociaux sous quelques formes que ce soit.
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 06:14

Encore une archive. Ce texte date de novembre 2009.

« Oui mais, tu comprends il faut que j’envoie ces appareils en réparation»

« Oui Gaston, je regarde »

«  Oui tu comprends, il me faut des boites spéciales pour ça »

« Oui Gaston je ferais un petit mail pour en demander »

« Oui, mais il faut appliquer la décision… »

« Oui Gaston, je me renseigne »

.

Je viens d’arriver dans mon bureau, il est 8 heures et Gaston –appelons-le Gaston pour préserver son anonymat- me gonfle dès mon arrivée. J’ai pas encore enlevé mon manteau et pas encore allumé mon ordi qu’il est là au pied de mon bureau à me casser les c**illes. Je sais, je n’en ai pas, mais vous avez compris l’image.

Gaston, j’en ai à peine parlé ici, parce qu’il est inracontable. Dans chaque service, on a son boulet, et moi, j’ai le mien. Je ne suis même pas sa chef, mais pour une raison complètement inconnue de moi et même certainement de lui d’ailleurs, il vient tout le temps me parler. Dix fois, quinze fois par jour, il revient me voir. Je crois qu’il s’ennuie parfois dans son bureau. Au point qu’il s’y endort.

Gaston est proche de la retraite, ouf !

Il est encore là, avec une fiche à modifier, en même temps il me raconte sa vie :

« Ma fleur, elle a fait des pousses comme ça. Depuis une semaine, tu te rends compte. Tchiou ! J’ai même pas mis d’engrais, c’est tout fou ce machin »

Avec Gaston, faut suivre, il me parle de l’Amaryllis qu’il a achetée le week-end dernier, parce que Gaston fait crever régulièrement des plantes chez lui, il fait la fortune des jardineries !

Ca m’intéresse pas plus que ça, mais Gaston a compris un truc, c’est que je suis une gentille, alors il vient me raconter sa vie. Une vie de merde, il faut le dire, car Gaston n’a aucune, mais aucune vie sociale en dehors du boulot.

Alors j’ai pitié, c’est pas bien d’avoir pitié des gens, je sais, mais je suis comme ça.

Je m’écoute lui parler, et je ris intérieurement. D’une part il est sourd, à ce propos, je ne félicite pas le prothésiste qui lui a réglé son appareil auditif. Quand je le vois me regarder en plissant les yeux et orientant la tête différemment, c’est qu’il n’a pas entendu. Galère !!

Je lui parle donc en articulant et en choisissant soigneusement mon vocabulaire. J’ai l’impression de parler à un gosse de 5 ans.

6 mois, j’ai 6 mois à patienter ! Galère !

Depuis, il est parti à la retraite, et je fais son boulot, en plus du mien. Je comprends qu'il pouvait dormir l'après-midi, il y avait pas du travail pour occuper quelqu'un toute une journée. On a essayé de prendre de ses nouvelles, mais il ne répond pas. C'est le genre de personne dont on se rendra compte qu'il est mort à cause de l'odeur dans le couloir de l'immeuble. Fâché avec le peu de famille qui lui reste, et brouillé avec tous ses voisins. Charmant monsieur !

Mais, au boulot, on en parle encore, c'est qu'il y en a des anecdotes à son sujet, et des croquignolesques !

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 10:21

Voici un texte que j'ai retrouvé dans mes archives, je ne sais pas si je l'avais publié à l'époque, mais je ne pense pas. Il date du 8/02/2010 à 12 h.

Il y a des week-ends après lesquels je suis contente de retourner au boulot.

Ahhhhh !

Car si je résume, ça donne ça :

Ma mère qui papote.

Je cuisine des légumes qui n’auraient pas dû réapparaître après la guerre (je parle de celle de 39-45).

A bas les topinambours !

Ma mère qui papote.

J’essaie de faire mes comptes.

Ma mère qui papote.

Nous déplaçons des meubles chez moi.

Ma mère qui papote pendant que je lui fais son brushing.

Ma mère qui papote.

On se met à table à midi et à 19 h précises.

Ma mère dort devant la télé pendant sa sieste. Pause…..

Nous visitons un musée et je tombe à nouveau amoureuse des magnifiques statuettes de Camille Claudel.

Là, c’est le monsieur que nous rencontrons près des statues qui papote, un passionné de cette sculptrice admirable qui est paraît-il morte de faim dans son asile psychiatrique.

Je confirme qu’elle était vraiment meilleure que Rodin. Vraiment.

Mon père qui râle, ah, ça change.

Ma mère qui fait le ménage chez moi avec les produits qui lui tombent sous la main.

Je crains le pire quand je rentrerai du boulot ce soir.

Mais bon, c’est bon de les avoir encore, ensemble, vifs malgré leur âge.

Mon salon est devenu coquet, et enfin ils ont compris que je ne jetterai pas ce canapé qu’ils détestent et des petits meubles qu’un ami a recyclés pour moi.

C’est dur mais je tiens bon.

4 h plus tard, j'ai reçu le coup de fil terrible de mon papa, elle avait été percutée par une voiture dans un passage clouté, décédée sur le coup. Ce texte me brasse, si vous saviez, mais c'est exactement le souvenir que j'ai d'elle, sa loghorrée.

Cette phrase "Je crains le pire quand je rentrerai du boulot ce soir" pourrait paraître prémonitoire, mais je pensais uniquement aux rangements/nettoyages qu'elle aurait pu faire, à son idée.

J'ai toujours les meubles qu'un ami avait recyclé pour moi, mais le canapé qu'ils détestaient est parti à Emaüs.

Depuis, mon papa ne râle plus, et nous allons lui rendre visite ce week-end.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 07:13

  Encore un film magnifique ! Un conseil, ne regardez pas la bande annonce de ce documentaire, et courez le voir en vrai, en VOST of course.

Voici le synopsis :


Au début des années 70, Sixto Rodriguez enregistre deux albums sur un label de Motown.
C'est un échec, à tel point qu’on raconte qu’il se serait suicidé sur scène. Plus personne n’entendit parler de Rodriguez. Sauf en Afrique du Sud où, sans qu’il le sache, son disque devint un symbole de la lutte contre l’Apartheid. Des années plus tard, deux fans du Cap partent à la recherche de “Sugar Man”. Ce qu’ils découvrent est une histoire faite de surprises, d’émotions et d’inspiration.

De la très bonne musique, des notes d'espoir.

Non, le monde du rock n'est pas pourri, shooté. Il y a aussi des philosophes comme ce Rodriguez et c'est vraiment rafraichissant.

Sugarman.jpg

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 08:47

J'avais préparé ça il y a trois jours. La mort de Georgette Plana est passée plus ou moins inaperçue, surtout depuis que nous avons un nouveau Pape, "Anchois Pommier" c'est ça ?

Bref, Georgette Plana c'est tout une époque, d'autant qu'elle chantait avec Aimable et son orchestre. Je vous le dis tout de suite, ce n'était pas ma tasse de thé, mais bon, une voix gouailleuse, ça se respecte et ça a été l'occasion d'une bonne bosse de rire avec M. Blanc.

 

Même que de Youtube en Youtube, nous sommes tombés sur Boris Vian. Les voies du net sont impénétrables. Honnêtement, je préfère.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 18:30

Wadjda.jpg

Magnifique film de la réalisatrice saoudienne Haifa Al-mansour. J'ai adoré l'histoire de cette petite fille. Contrairement à ce qu'on avait pu lire ici ou là, ce n'est pas parce que le personnage central est une petite fille de 12 ans que c'est pour autant un film pour enfants. S'ils peuvent aller le voir, je pense que beaucoup de subtilités, et d'hypocrisies, en particulier sur la morale et la religion, leur échapperaient.

Voici le Synopsis :

Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Bien qu’elle grandisse dans un milieu conservateur, c’est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles.
Wadjda se voit donc refuser par sa mère la somme nécessaire à cet achat. Déterminée à trouver l’argent par ses propres moyens, Wadjda décide alors de participer au concours de récitation coranique organisé par son école, avec pour la gagnante, la somme tant désirée.


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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:16

C'est l'hiver, il fait pas chaud, bref, on se love sur le canapé et on regarde la télé. Parfois, grand luxe, on a un film choisi et enregistré quelques jours avant, parfois c'est la nullité la moins crasse du programme. Hier, je regarde le programme et je vois « Caché » de Hanneke sur Arte. Primé à Cannes, blabla bla, critiques presse dithyrambiques -Aïe- critiques spectateurs très mauvaises -re aïe-, ça va être un film intellectuello chiant.

C'était chiant, je confirme.

Au bout d'un moment, M. Blanc qui s'ennuie ferme, va se coucher.

Et moi je reste, bravement, c'est terrible parce qu'en regardant un film comme ça, je ne m'endors pas, je cherche la moindre miette pour essayer de comprendre quelque chose, je me dis, il va se passer un truc.

Les acteurs y jouent mal, on ne croit pas un instant à leur émotions. Y a que l'ado dans son rôle d'ado qui cause pas, qui sauve à peu près la mise.

Primé à Cannes en 2005 pour le scénario !! Je rêve !

Ce matin, au petit déj, j'avais rien à lui raconter, il ne s'est rien passé. Rien de compréhensible en tous cas.


Critique du Monde :

L'une des spécialités de Michael Haneke est de proposer des histoires en laissant le choix au spectateur d'en faire sa propre lecture. Une fois encore, l'intrigue de Caché recèle plusieurs zones d'ombre et ouvre le champ à plusieurs interprétations possibles.

...

Ce film splendide et vertigineux est riche de réflexions sur les blessures d'enfance à jamais béantes, la solitude face aux démons intérieurs, les ravages du secret dans un couple, la manière dont la culpabilité ronge un individu, la revanche du refoulé...

 

Ils ont pas tort dans Le Monde, mais moi, j'ai trouvé ça chiant.

Critique Télérama :

Caché est un film aveuglant d'évidence. Aussi mystérieux et insondable qu'un cauchemar infini.

"Cauchemar" je cherchais le mot.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 13:07

Au sortir d'un restaurant vers 23 h, je pensais marcher plutôt que de reprendre le métro avec deux changements. Il ne faisait pas chaud samedi soir, avec le vent et les minis flocons. Mais nous étions bien couverts, nous avons trouvé une borne qui fonctionnait, des vélos en état, une route toute en descente (parc des buttes chaumont vers canal de l'Ourq - 2 km à tout casser), et une borne avec de la place à 30 mètres de l'immeuble de mon fils. Ce sera probablement la première et la dernière fois que je prendrais un vélib, mais j'ai trouvé ça très drôle.

Pas de photo de cet exploit, mais ça aussi ça aurait pu être drôle, parce que j'avais réglé la selle au plus bas et que malgré ma petite taille, j'avais un peu les genoux dans le menton !!

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 07:10

Paris par un froid intense, mais j'avais prévu différentes couches de vêtements et vu mon enveloppe naturelle, je ne crains pas trop le froid.

Paris vu du 17ème...étage et du 19 ème arrondissement, dimanche matin :

Ourq-20130224_0854.JPGJ'avais déjà, il y a quelques années, et par une température plus clémente, fait la balade le long des canaux. J'ai retrouvé ce quartier avec plaisir.
Quartier très cosmopolite, certes (je n'ai jamais tant vu de messieurs portant la kippa ou le grand chapeau noir), mais tout a fait charmant.

Une veille dame promenant son Kiki à manteau s'est même arrêtée pour m'indiquer le chemin du parc de la Villette alors que je ne lui demandais rien.

Si vous avez l'occasion, allez voir l'exposition "Cheveux chéris, frivolités et trophées" au Musée du quai Branly, elle vaut vraiment le coup.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 14:47

Ca me rappelle une très vieille pub télé, je ne me souviens même plus pour quoi d’ailleurs.

Mais c’est vrai que la vie est comme ça, elle passe, avec ses petits soucis, ses joies, ce bonheur de vivre à deux, le soleil qui revient… enfin...

Ca ne se raconte pas de telles choses, c’est tellement banal.

Non, je ne vis pas avec le prince charmant, pas plus que je ne suis une princesse charmante, mais notre histoire parait bien partie. Ca fera bientôt deux ans que nous vivons ensemble, moi qui était restée pratiquement 10 ans seule, ça me fait drôle.

Il faut trouver sa place dans ce couple, garder sa personnalité, ne pas trop empiéter sur la sienne.

Il faut le dire, cet homme là, c’est une crème…mais pas que.

Ce qui me fait le plus plaisir, c’est quand mon père m’appelle un lendemain de week-end, qu’il m’annonce avec sa pudeur « j’ai passé de très bons moments ».

Non, nous n’avons rien fait de spécial, juste décidé d’un menu, fait quelques courses, préparé et partagé des repas, regardé un film dont il manquait la fin (foutu enregistreur), lancé des jeux de mots, ri, versé une petite larme dans l’émotion.

La vie quoi.

Et ce week-end, nous montons à LA ville. Appareil photo en bandoulière nous allons affronter les gens toujours pressés dans le métro, les garçons de café qui te servent sans le sourire, parce qu’il ne faut pas exagérer non plus et les toilettes payantes.

Oui, nous serons à Paris pour deux jours.


J'ai retrouvé cette pub, vous vous en souvenez ??


 


Pub Roquefort par froadster

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:15

C’est un môme d’une douzaine d’années, avec une bonne tête de fripon sous ses cheveux bouclés. Il est planqué derrière un mobilier urbain, le téléphone à l’oreille. Au moment où je passe à côté de lui, il ne me voit pas, détendu il dit « au pire, je pourrais aller chez maman », et comme la communication ne passe pas bien, il répète la même phrase.

J’ai bien entendu.

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